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VOYAGE
Un voyage est un parcours constitué d’une série de points correspondant eux même à des étapes importantes du voyage. Chacune des étapes est représenté par un palier, des phases qui se supperpossent, s’additionnent au cours du trajet. Le voyageur les enchaîne ce qui amène au déroulement d’un chemin. Or il existe autant de chemins, de lectures possibles que de voyageur. Cette conception du voyage peut sensiblement être rapprocher au travail de lecture que l’on effectue devant un brouillon rempli de ratures et de va-et-vient. Le voyage correspond alors, comme dans les brouillons de Flaubert, à tout le processus exploratoire et hasardeux de la lecture. 

  

J’ai établi alors trois visions du voyage dans un espace en volume, trois niveaux de lecture.


La première correspond à la lecture désorganisée d’un texte comme l’idée de brouillon que j’envisageais. C’est le voyage en surface. En apparence, il semble clair et facile à déchiffrer. C’est par exemple ce que le voyageur raconte sur son voyage une fois qu’il a été réalisé. 
La seconde lecture se situe dans une couche inférieure, moins visible et lisible. Elle est comme une phrase secrète, un moment privilégié du voyage que l’on souhaite souhaite protégé. C’est ce qui ressort de notre voyage de façon plus inconsciente que le propre récit que l’on en fait. Pour finir il y a la couche souterraine. Le vrai voyage des sens et des perceptions. Comme les fondations du parcours permettant de stabiliser le récit brouillon en surface. C’est un espace sensoriel hors du temps. On voit les étapes suivantes à travers des trous, qui peuvent être vu aussi comme des points dans le mur. Une façon d’ aider à se diriger et à aller jusqu’au bout du voyage. Ils en existent un multitude au début du parcours puis plus la fin du voyage approche plus les points se font rares. Dans cet espace, notre vision est alors plus réduite, on s’y perd comme dans un labyrinthe.   

 

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En combinant ces trois niveaux d’une lecture perilleuse on a alors une vision globale et complète du voyage.
L’importance du volume et des superpositions montre ainsi l’enchevêtrement des possibilités, l’aspect désorganisé mais uni de toutes ces lectures possibles.
  

En amont d'un travail filmique où s'alternerer les plans des différentes couches, il y a la réalisation d’une forme d’affiche expérimentale qui agit comme une forme de teaser. Elle a un rôle à part entière puisqu’elle restranscrit en 2D et sans mouvement les trois niveaux de lecture de cette installation en volume.
  Que ce soit sur l’affiche ou la vidéo, le texte et l’image forment un tout qui incite le spectateur a réellement explorer et réfléchir au parcours que doit faire son oeil comme il le fait dans un brouillon littéraire. Avec toujours cette attente, cet espoir d’arriver au bout et de déchiffrer le bon message. 

 

TEXTE DANS L'INSTALLATION

Dans un voyage tout est une question de points, de moments, d’instants clefs. « Je pars en voyage ». L’essence même de ce dernier correspond à toute cette traversée qu’on effectue. 

Du point A au point B, il existe une multitude d’autres points sans qu’on y soit préparé. 

Ils prennent vie bien que tout ne soit pas droit et rectiligne. 

Il faut arriver à se perdre, s’égarer face à l’imprévu de la prochaine escale.

Le voyage : c’est donc pas arriver c’est partir .

 

TEXTE CACHÉ DANS L'INSTALLATION 

Un voyage se réalise souvent sans qu’on s’y attende. Tout fini par se concorder, se superposer. Pour voyager, il faut arriver à s’en aller.

 

 

Vidéo en cours....

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